Archive for juillet, 2011

L’EBA confirme la bonne santé des établissements bancaires français

mardi, juillet 19th, 2011

Placée au centre des préoccupations de nombreux spécialistes, la santé des établissements bancaires constitue, en cette période de crise financière, un enjeu essentiel, prenant une importance toute particulière pour les enseignes ayant des intérêts en Grèce, tels que les groupes BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, ou encore Banque Populaire Caisse d’Épargne, motivant la mise en place de certains tests par l’Autorité Bancaire Européenne.

Ayant permis, pour les quatre établissements français concernés, de mettre en évidence une santé financière relativement bonne, avec un taux de fonds propres estimé à 7,50 %, pour un seuil fixé à 5 %, les tests réalisés par l’EBA viennent mettre en évidence, comme l’a récemment souligné Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France, une « une gestion rigoureuse des risques » mais aussi le succès du mode de fonctionnement des banques françaises « dont la résilience a été prouvée pendant la crise ».

En effet, se distinguant de leurs homologues européennes, dont huit n’ont pas rempli les exigences formulées par l’EBA, les établissements bancaires français ont ainsi prouvé leur fiabilité, en cas de forte aggravation de la crise actuelle, qui pourrait se traduire par une forte hausse du chômage associée à une importante augmentation des prix à la consommation et une baisse significative du dollar.

Venant ainsi confirmer la bonne tenue des établissements bancaires français durant la crise, les résultats affichés par les tests effectués par l’EBA s’avèrent être particulièrement encourageants, ce d’autant que l’hypothèse envisagée par l’organisme européen s’avérait être extrêmement pessimiste, celle-ci ayant même connu récemment un renforcement des exigences affichées, permettant d’envisager l’avenir un peu plus sereinement.

Les banques européennes doivent harmoniser les tarifs de leurs prestations

lundi, juillet 18th, 2011

Montrant de fortes disparités en fonction du pays concerné, les frais de gestion d’un compte bancaire atteignent ainsi, en moyenne, 178 € par an, pour un usager espagnol, contre 27 €, pour un usager bulgare, faisant donc que Michel Barnier, le commissaire européen chargé des services financiers, a dû se pencher sur la question, laissant alors deux mois aux banques du continent pour faire de nouvelles propositions et rendre leurs tarifs plus transparents.

C’est ainsi que, passé ce délai, Bruxelles prévoit effectivement de sanctionner, dans le cas où aucune réponse efficace ne serait apportée, comme l’a confirmé ce haut responsable, lors d’une conférence de presse tenue à ce sujet, ce lundi 18 juillet 2011, celui-ci rappelant qu’il conviendrait notamment d’harmoniser ces coûts entre les différents pays.

Ne consistant pas seulement dans le fait d’apporter une solution à des prix jugés parfois excessifs, cette décision résulte d’un réel souhait de réglementer le secteur, tel que l’a rappelé Michel Barnier, dans l’éventualité où les banques ne suivraient pas ces recommandations, « nous agirons par la voie législative », car « il est important de mettre fin à des pratiques qui excluent la population de l’accès à ce service de base essentiel ».

Considérant que ces pratiques peuvent parfois entraîner l’exclusion de certaines personnes du système bancaire, 30 millions d’européens ne disposant pas d’un compte, la Commission européenne n’entend pas céder de terrain sur ce plan-là, étant donné qu’il s’agit, selon elle, d’un service indispensable, auquel chacun doit pouvoir recourir, ceci étant d’autant plus vrai que les paiements s’effectuent de moins en moins souvent en espèces.

Optimiser son épargne salariale grâce à l’application pour téléphones mobiles de BNP Paribas

dimanche, juillet 17th, 2011

Extrêmement développées dans le domaine bancaire, les applications spécialement élaborées pour les téléphones mobiles de dernière génération constituent un avantage supplémentaire pour les usagers, permettant, à ceux-ci, de bénéficier, à la fois, d’une plus grande souplesse et d’une plus grande réactivité dans la gestion de leur argent au quotidien, mais aussi dans celle des différents placements proposés par les établissements.

Entendant offrir à ses usagers les solutions les plus performantes pour les aider au mieux dans la réalisation des meilleurs placements possibles, BNP Paribas vient de lancer une nouvelle application, baptisée Mon Compte d’Épargne Salariale, spécialement pensée pour la gestion des formules distribuées par l’enseigne en la matière, permettant ainsi, aux clients, de rester, en permanence, informés de l’évolution des placements effectués dans le cadre de ces offres.

Donnant la possibilité de prendre connaissance, en quelques instants seulement, de l’ensemble des informations indispensables, pour visualiser notamment la répartition des fonds investis de manière détaillée, ou sous la forme d’une représentation graphique, permettant ainsi de mieux aborder les résultats de chaque placement, l’application prévoit aussi de délivrer un certain nombre de conseils pour optimiser celui-ci.

Permettant ainsi de bénéficier des nombreux avantages apportés par les applications pour téléphones mobiles, Mon Compte d’Épargne Salariale constitue un élément particulièrement intéressant et qui devient, pour cela, de plus en plus populaire auprès des salariés, grâce notamment aux nombreux avantages que propose cette formule, chacun pouvant ainsi préparer sereinement la période après la fin de l’activité professionnelle.

L’Europe va soutenir les établissements qui manqueront les tests de résistance

vendredi, juillet 15th, 2011

L’union européenne vient de s’engager à apporter son soutien aux établissements bancaires qui ne réussiraient pas les épreuves de résistance aux crises de solvabilité récemment conduites. Les résultats de ces épreuves sont attendus le 15 juillet dans un texte ratifié par les ministres européens de l’économie et des finances.

Par ailleurs, le texte précise que « Le Conseil -qui est l’organe des ministres- a validé que de justes mesures vont être actées afin de trouver une solution après que les résultats de ces épreuves de résistance aient été rendus publics. Ces mesures prendront en compte une participation active du secteur financier et une aide des nations européennes s’il le faut. Tout ceci en respectant comme il se doit les réglementations de libre concurrence sur le vieux continent afin de ne pas privilégier injustement certaines banques en souffrance ».

Les résultats de ces épreuves chapeautées par les autorités financières vont donc être rendus publics ce vendredi a 16h00 GMT.

On imagine sans peine comme ils seront scrutés à la loupe par les marchés à l’heure ou le secteur bancaire est particulièrement éprouvé compte tenu de cette crise de la dette qui commence à se propager à l’Italie mais aussi à l’Espagne.

Toute la lumière va donc être faite sur les comptes et donc sur la réelle exposition des banques au risque dit « souverain », soit les montants globaux de dette publique de nations en péril qu’ils ont amassés.

Toute la branche bancaire du vieux continent est pour le moins ébranlée sur les places de marchés face aux peurs des investisseurs d’une propagation de cette crise.

Les épreuves, qui ont été présentées comme étant plus dures que celles qui les ont précédées, visent 91 établissements bancaires qui, eux-mêmes, représentent les deux tiers des actifs bancaires de l’Europe. Dans le cadre de cette procédure, l’Autorité bancaire européenne n’imagine pas un défaut de paiement de nos voisins hellènes. Toutefois, tous les établissements seront tenus de révéler l’exposition à un tel danger de leurs multiples portefeuilles.

Rappelons que les épreuves précédentes avaient été pour le moins décriées : en effet, on avait remis en cause leur réelle crédibilité. Notamment parce que deux établissements bancaires irlandais avaient frôlé la banqueroute après les avoir tout de même franchi avec succès.

En ce sens, le superviseur s’est engagé à ce que les nouveaux tests soient bien plus durs.

C’est l’Espagne qui est la nation la plus souvent citée dans ce nouveau listing plus pointu avec 25 banques. Elle précède l’Allemagne avec 13 banques et la Grèce qui en compte 6.

Notons que ces trois nations sont celles qui possèdent les établissements les moins armés face aux critères de sélection mis en place par le superviseur.

BNP Paribas aide les jeunes à démarrer leur vie étudiante

mercredi, juillet 13th, 2011

La parution des résultats du bac apparaît toujours pour les établissements bancaires comme le moment idéal, pour elles, de proposer, à cette nouvelle population étudiante, des solutions en accord avec leurs besoins et, par conséquent, parfaitement adaptées à leur mode de vie, alors que celle-ci commence tout juste à prendre son indépendance.

Valables pour toute souscription jusqu’au 29 octobre 2011, les solutions mises en place par La NET Agence permettent ainsi d’accéder à une formule de compte bancaire ouvrant accès, durant la première année, à la gratuité de la quasi totalité des opérations, à l’image de la fourniture de la carte bancaire, ainsi que des virements effectués en France, ou en Europe, par le biais de son mobile, ou sur Internet, avec l’opportunité donnée, en outre, de pouvoir bénéficier d’un découvert bancaire autorisé n’impliquant, en aucun cas, le prélèvement d’agios.

Bien au-delà de cette offre, BNP Paribas propose aussi, sur sa plate-forme en ligne, toujours à destination de cette jeune population, la souscription d’un Livret Jeune pour une épargne sans contrainte, à un taux, qui plus est, de 3 %, relativement attractif, ainsi que la contraction d’un prêt assorti d’un taux à 0 %, Prelib’Campus, pouvant atteindre jusqu’à 1 000 €, à rembourser en un maximum de 12 mois.

Viennent ensuite les formules élaborées pour les étudiants ayant besoin de louer un logement, avec notamment l’Offre Jeun’Appart qui garantit les prestations les plus efficaces lors de la recherche de celui-ci, en proposant, par exemple, de financer le dépôt de garantie requis au moyen de taux attractifs, ou encore de couvrir les risques encourus par le propriétaire par la prise en charge de douze mois de loyers impayés, tout en procurant une assurance habitation des plus appropriées.

Bien préparer ses vacances avec le Compte Épargne Vacances de BNP Paribas

mardi, juillet 12th, 2011

Les vacances constituent généralement une période de dépenses particulièrement importantes, avec l’organisation notamment de l’hébergement et des transports, c’est pourquoi BNP Paribas a mis en place une offre de Compte Épargne Vacances, disponible uniquement sur Internet et offrant la possibilité de disposer d’un certain nombre d’avantages, grâce également à la mise en place d’un partenariat avec le site Voyages-sncf.com.

Permettant tout d’abord au souscripteur de bénéficier d’un livret d’épargne offrant une rémunération brute de 1,30 %, à laquelle peut venir s’ajouter un bonus de 0,25 % moyennant le respect de certaines conditions, le Compte Épargne Vacances se révèle être particulièrement simple et économique à mettre en place, la souscription devant être réalisée par l’intermédiaire de la plate-forme Internet de l’enseigne ne nécessitant alors qu’un premier versement de 10 €.

Proposant de placer, sans aucune limite, les fonds nécessaires à l’organisation de ces prochaines vacances, la solution proposée ici par BNP Paribas ouvre aussi accès à un certain nombre d’avantages, grâce notamment au partenariat conclu avec le site Internet Voyages-sncf.com, qui donne, jusqu’au 4 juillet 2012, la possibilité de bénéficier d’une réduction de 12 % sur les réservations d’hôtel et de résidence de vacances passées par son intermédiaire, ou encore d’une réduction de 50 € pour l’achat d’une formule de transport et d’hébergement d’une valeur supérieure à 700 €.

Offrant l’opportunité d’économiser, tout au long de l’année, les sommes indispensables à l’organisation de ses prochaines vacances, le Compte Épargne Vacances de BNP Paribas permet en outre de faire fructifier celles-ci, afin de bénéficier d’un budget plus important, les avantages procurés grâce au partenariat avec la plate-forme Voyages-sncf.com venant renforcer l’intérêt de cette solution.

Boursorama se mobilise en faveur d’ELA

mardi, juillet 12th, 2011

Toujours très intéressée par le fait d’apporter son soutien à différentes causes, la banque en ligne Boursorama vient à nouveau d’en apporter le preuve par l’organisation, le 19 mai dernier, d’une journée de marche solidaire visant à aider, dans sa lutte, l’Association Européenne contre les Leucodystrophies, plus connue sous l’acronyme ELA et rendue particulièrement célèbre par le footballeur Zinedine Zidane.

C’est ainsi donc que l’enseigne « en ligne avec son époque » a pu démontrer sa volonté de contribuer à cette opération en prenant part à l’événement « Mets tes baskets » en entreprise, mis en place par l’association et ayant vu ici remettre à chaque collaborateur un podomètre, permettant alors de compter tous les pas effectués par ceux-ci, Boursorama ayant ensuite décidé de reverser à ELA un centime d’euros par unité relevée.

Ayant su mobiliser, puisque près d’un collaborateur sur deux a effectivement fait le choix d’y participer, portant alors à 228 le nombre de personnes concernées, et ce, à tous les niveaux de la hiérarchie, cette initiative a permis de réunir 15 000 €, pour les 1 495 359 pas réalisés.

Particulièrement touchée par l’atteinte de l’un de ses collaborateurs par cette maladie, Boursorama a ainsi voulu montrer tout son soutien à celui-ci, tout en profitant de l’occasion qui lui était donnée d’aider l’ensemble des patients souffrant de ce mal d’origine génétique, qui touche, en France, à l’heure actuelle, trois nouveau-nés par semaine, rendant les progrès médicaux dans ce domaine absolument indispensables.

Ayant pour but d’accompagner les familles concernées, d’aider à la recherche de traitements, mais aussi de sensibiliser davantage le grand public, ELA, créée en 1992, a donc de nombreux projets à mener à bien raison pour laquelle elle nécessite toujours plus de fonds pour pouvoir satisfaire au mieux à toutes ces attentes.

Très heureuse d’avoir pu prendre part à cette collecte, l’enseigne a donc remis, le 8 juin dernier, les montants ainsi collectés à Guy Alba, le Président de l’association, en présence notamment de Zinedine Zidane, le parrain d’ELA, ainsi que, bien entendu, d’Ines-Claire Mercerau, le Président Directeur Général de la banque en ligne, qui a alors pu confirmer que « le Groupe Boursorama était heureux de pouvoir apporter son soutien à une association comme ELA. Cette initiative a montré à la fois la capacité de mobilisation des collaborateurs en faveur de la lutte contre des maladies génétiques et leur motivation pour s’investir dans des causes humanitaires », celle-ci se disant même prête « dans les prochains mois » à « œuvrer à ce que des projets similaires voient rapidement le jour ».

Tout en se montrant très heureux du succès de cette nouvelle initiative « cette opération est une belle réussite », le responsable de l’association a ensuite, à son tour, pu remercier l’établissement, « depuis 17 ans, nous organisons une opération « Mets tes baskets et bats la maladie » dans les établissements scolaires. Cette année, nous avions souhaité nous ouvrir au monde de l’entreprise. Boursorama a immédiatement répondu présent. La mobilisation des collaborateurs nous permettra d’investir toujours plus dans la recherche et l’aide aux familles ».

Un nouveau test pour les établissements bancaires européens

lundi, juillet 11th, 2011

Faisant toujours l’objet de nombreuses critiques, mais aussi de nombreuses craintes, les établissements bancaires européens n’en finissent plus de devoir démontrer leur capacité à surmonter la crise qu’ils ont vécue et à prouver qu’ils peuvent encore faire face à de nouveaux événements qui pourraient découler alors de la fragilité de certains pays de notre continent. C’est ainsi que ceux-ci ont donc été soumis à un nouveau test dont les résultats devraient être publiés le 15 juillet prochain.

Concernant pas moins de 91 établissements, réunissant 65 % des actifs bancaires européens, cette nouvelle étude devrait ainsi voir ses chiffres sortir vendredi, comme le superviseur l’a lui-même rappelé de Londres, où il siège. Dès la publication de ces éléments, l’opportunité sera alors laissée aux banques de pouvoir commenter ceux-ci, la possibilité leur étant aussi donnée d’annoncer la mise en place de nouvelles dispositions afin de palier aux éventuelles difficultés mises en évidence.

Très attendus dans ce contexte où la Grèce se trouve à nouveau tourmentée par les effets de sa dette, les résultats de ces tests ne tiendront toutefois pas compte d’un manquement de cette nation à ses obligations, l’Autorité Bancaire Européenne, chargée de mener à bien cette enquête, n’ayant absolument pas envisagé une telle situation, bien que, évidemment, chaque établissement ait dû toutefois intégrer cette donnée au moment de répondre aux différentes questions qui leur étaient proposées.

Ayant dû faire face à quelques remarques, du fait que, l’année dernière, deux banques irlandaises testées avec succès avaient bien failli finalement déposer le bilan, la nouvelle édition devrait faire preuve, à en croire le superviseur, d’une plus grande « sévérité ».

Logiquement, les pays les plus représentés dans cette nouvelle étude sont aussi ceux jugés comme étant les plus fragiles dans ce domaine, l’Espagne, en tête, avec 25 établissements, suivie par l’Allemagne, 13, et la Grèce, 6.

Ne manquant pas de fournir, dans le même temps, quelques conseils, l’Autorité Bancaire Européenne, a ainsi, d’ores et déjà, pensé à deux scénarios possibles, le premier « de base » ne faisant alors que reprendre les prévisions communiquées ça et là concernant les grandes structures et les phénomènes économiques généraux, et le second « adverse », plus pessimiste, s’orientant davantage vers une dégradation sérieuse de l’économie.

De façon plus concrète, pour réussir ce test, les banques doivent alors bénéficier d’un ratio de fonds propres d’au minimum 5 %, afin de pouvoir faire face a une nouvelle crise économique, l’Autorité Bancaire Européenne ayant, en effet, anticipé une baisse de 0,5 % du Produit Intérieur Brut de toute la zone euro pour 2011, de 15 % pour les diverses places financières européennes, tandis que le marché de l’immobilier devrait également se trouver confronté à d’importantes difficultés. Un autre élément a aussi été ajouté ici, le superviseur ayant également fait le choix d’intégrer une augmentation de 125 points du coût de refinancement entre les banques.

Ayant dû être reportée de quelques semaines, du fait de réponses formulées par certaines banques, considérées comme « trop optimistes » par l’Autorité Bancaire Européenne, la publication de ces chiffres devrait ainsi, selon les professionnels du secteur, mettre en avant les difficultés d’une dizaine d’établissements bancaires, voire 26, selon l’agence de notation Moody’s, contre sept seulement l’année dernière qui avaient échoué, au nombre desquels il était possible de compter cinq d’origine espagnole, une allemande, et une grecque.

Les banques devraient réduire les frais perçus sur les cartes bancaires dès le 1er octobre

samedi, juillet 9th, 2011

Après avoir passé une vingtaine d’années sans faire apparaître la moindre évolution, tout du moins à la baisse, il semble aujourd’hui que les commissions perçues par les établissements bancaires au titre des différentes sortes de transactions par carte bancaire pourraient bien enfin diminuer, après avoir fait l’objet d’une réclamation, durant deux ans, de la part du régulateur.

C’est en tout cas ce que vient d’annoncer, ce jeudi 7 juillet 2011, l’Autorité de la concurrence qui aurait alors convaincu les banques de réduire le montant des sommes qu’elles prélèvent lors d’un retrait, par carte bancaire, effectué auprès d’un Distributeur Automatique de Billets, ou à l’occasion d’un achat, réglé chez un commerçant, ce dernier se voyant effectivement, dans ces circonstances-là, prélever des frais, lors de l’utilisation, par ces clients, de ce moyen de paiement, qui se trouve, en outre, de plus en plus utilisé, remplaçant notamment souvent le traditionnel chèque.

Aux dires donc de cet organisme, le coût de ces opérations devrait être réduit entre 20 % et 50 %, dès le 1er octobre, et ce, pour une durée de quatre ans, les pertes estimées pour les établissements bancaires s’élevant alors à 600 millions d’euros chaque année, soit un total de 2,4 milliards d’euros, sur cette période.

De façon plus précise, ce sont principalement les commissions interbancaires, entre l’établissement des consommateurs et celui des marchands, qui doivent connaître la baisse la plus importante, aux environs de 36 %, soulageant donc ces derniers qui considéraient ces frais comme réellement « pénalisants », d’après une enquête menée par l’Union Professionnelle Artisanale, la Fédération des entreprises du Commerce et de la Distribution étant d’ailleurs l’initiatrice de ce mouvement qui voit finalement porter les fruits de son action.

Ce sont ensuite les frais appliqués lors des retraits qui devraient voir leurs tarifs descendre de 20 % en moyenne, alors que le prix moyen est actuellement généralement fixé à 1 €, La Banque Postale faisant figure de modèle en la matière, puisque celle-ci ne perçoit déjà plus ce type de commissions. Evoquant le montant des coûts liés au fonctionnement du compte bancaire, l’Autorité de la concurrence s’est réjouie du fait que « la baisse de cette commission, aujourd’hui répercutée aux porteurs par la majorité des banques, aura très vraisemblablement un effet direct à la baisse ».

Bien que cette nouvelle mesure constitue une véritable avancée, il est tout de même important de souligner que celle-ci ne fait absolument pas l’objet d’une loi et qu’elle n’a, en grande partie, pu se produire que par crainte de sanctions, onze banques ayant, en effet, été condamnées au versement de 384,9 millions d’euros, pour avoir perçus des frais jugés abusifs, dans le cadre, cette fois-ci, de transactions réalisées par chèque.

Très souvent pointés du doigt par les associations de consommateurs, les établissements bancaires vont, sans doute, dans les mois à venir, se voir encore, contraints à d’autres nouvelles dispositions, concernant plus particulièrement les prélèvements, ainsi que les cartes bancaires Visa et Mastercard, allant à l’inverse de l’élan entamé par la Fed, outre-Atlantique, qui vient de donner son accord pour ces deux réseaux augmentent leurs tarifs.