Bien négocier ses frais d’incidents de paiement

Pour un grand nombre de raisons, il peut arriver que, lors de la réalisation d’un paiement, le compte bancaire sur lequel les sommes doivent être prélevées ne bénéficie pas de l’approvisionnement nécessaire, rendant ainsi la transaction impossible à effectuer et entraînant, bien souvent, la perception de frais bancaires de la part de l’établissement financier. Faisant l’objet de nombreuses critiques, ces dernières années, du fait de leurs montants particulièrement élevés dans certains cas, il semble donc essentiel de souligner que ceux-ci peuvent très bien faire l’objet d’une négociation avec son conseiller financier, celui-ci pouvant en effet accorder des conditions préférentielles, dans ce domaine, permettant ainsi de limiter les conséquences de futurs incidents de paiement.

Afin de disposer de l’ensemble des éléments pour mener à bien les négociations, il convient, tout d’abord, de prendre connaissance des tarifs appliqués dans le cadre de la gestion de son compte bancaire. Pour ceci, depuis la loi MURCEF, pour Mesures Urgentes de Réformes à Caractère Economique et Financier, mise en place au mois de mai 2003, il est possible de demander, à l’établissement financier, la communication d’une convention de compte détaillant l’ensemble des tarifs pratiqués, dans le cadre des services utilisés, ce dispositif étant renforcé, depuis quelques années maintenant, par l’obligation qui leur est également faite de fournir une brochure récapitulant l’ensemble de leurs prestations ainsi que le coût qui y est associé.

Une fois l’ensemble des informations nécessaires réunies, un rendez-vous avec son conseiller financier doit alors être pris afin de procéder à la négociation proprement dite, celui-ci disposant d’une certaine liberté lui permettant d’accorder un certain nombre de mesures préférentielles. Afin de tirer le plus de bénéfices possibles de cet entretien, il est indispensable de bien mettre en avant certains critères pouvant faire évoluer favorablement la négociation, il peut ainsi être judicieux d’insister, par exemple, sur son jeune âge, les banques se livrant une concurrence acharnée, pour la conquête de ce genre de clientèle, dont les difficultés financières du début de la vie professionnelle peuvent rapidement se changer en situation favorable, ou encore sur sa fidélité à l’enseigne, l’ancienneté et la présence de plusieurs produits souscrits, auprès de la même banque, constituant généralement un avantage certain.

Dans tous les cas, il convient de prendre en compte qu’un bon suivi de ses comptes bancaires, ainsi qu’une bonne relation avec son conseiller financier, restent les points les plus importants dans ce type d’accord. Afin de profiter des meilleures conditions possibles, il peut aussi s’avérer être préférable de procéder à ce type de négociations avant toute difficulté financière, se présenter comme un gestionnaire prévoyant permettant de bénéficier alors d’une plus grande confiance de la part de l’établissement bancaire.

Limitant donc les conséquences d’un incident de paiement, la négociation des frais bancaires, avec son conseiller financier, reste un point à ne pas négliger, les pénalités perçues, à cette occasion, pouvant s’avérer être particulièrement élevées. Si l’information reste l’un des éléments essentiels dans ce type de négociations, une bonne relation avec son banquier est tout aussi importante, celle-ci offrant, bien souvent, la possibilité d’obtenir les avantages les plus intéressants.

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