La difficile mise en place du fichier positif

Ayant récemment fait l’objet de différents bouleversements, le monde du crédit doit notamment voir apparaître un fichier positif, registre national dans lequel se trouveraient répertoriés l’ensemble des emprunts contractés par les particuliers, afin que, avant d’accorder la souscription d’un nouveau prêt, chaque organisme puisse vérifier la solvabilité de leurs futurs clients.

Devant la difficulté de cette tâche, le comité chargé de celle-ci a alors remis un rapport à François Baroin, actuel Ministre de l’Economie et des Finances, pour lui faire part de ses remarques. La Fédération Bancaire Française a, elle aussi, à son tour, immédiatement donné son avis sur les recommandations qui y sont formulées et notamment sur le fait d’y conserver des données très détaillées, risquant, selon elle, d’aboutir à un fichier non seulement extrêmement lourd, mais également très coûteux, pour une efficacité encore non prouvée. Un dialogue avec les banques sera toutefois ouvert jusqu’au 15 septembre pour que chacun puisse s’exprimer librement sur ce sujet.

Les professionnels du secteur ont d’ailleurs déjà émis quelques impressions quant à la constitution d’un tel fichier, qui ne leur semble vraisemblablement pas indispensable si l’on considère le fait que les dossiers de surendettement ne sont généralement pas déposés suite à une accumulation trop importante d’emprunts, mais surviennent bien souvent à la suite d’une baisse de revenus liée à toutes sortes d’événements de la vie : perte d’emploi, maladie, divorce… Ce qu’ils considèrent en revanche très utile reste toujours la réforme du Fichier national des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers, afin de rendre celui-ci plus lisible pour qu’ils fournissent de meilleures informations avant l’octroi d’un prêt.

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