Les Français prêts à abandonner leur enseigne traditionnelle pour une banque en ligne

Ne cessant de faire de nouveaux adeptes, grâce aux tarifs attractifs qu’elles affichent et aux nombreux services innovants auxquels elles ont donné naissance, les banques en ligne gagnent peu à peu du terrain sur leurs homologues plus traditionnelles et tendent, aujourd’hui, à les dépasser, comme le montre la nouvelle étude Crédoc-monabanq., qui vient de dégager le profil des usagers de ces nouveaux prestataires, fraîchement apparus sur ce marché et qui réussissent tout de même, malgré l’immobilisme chronique dont souffre ce dernier, à le révolutionner.

Cette enquête montre, tout d’abord, que plus de la moitié de nos compatriotes utilisent désormais la plate-forme électronique de leur enseigne pour consulter le solde de leur compte, ainsi que pour y effectuer les opérations courantes, raison pour laquelle les banques dématérialisées ont le vent en poupe, celles-ci offrant des opportunités toujours plus intéressantes dans ce domaine, le nombre d’outils pratiques mis à la disposition des clients ne cessant d’augmenter.

Si « l’enquête de l’an dernier brossait un panorama plus large qui écrasait les chiffres de la banque en ligne par rapport à ce que représente la banque de réseau en France », comme l’explique le Directeur Général de monabanq., Alain Colin, cette fois-ci, ce sont les banques en ligne qui ont réellement été placées au centre de cette étude, montrant des progrès encourageants, même si, à l’heure actuelle, le nombre total de personnes utilisant ces nouveaux services peine encore à dépasser les 3 millions.

En effet, à ce jour, 12 % des usagers des banques en ligne en ont fait leur établissement bancaire principal, c’est-à-dire qu’ils y domicilient leur salaire, tandis que 31 % supplémentaires prévoiraient de suivre cet exemple, soit près d’un sur trois, ceux-ci représentant donc une marge de progression importante, même si Alain Colin se rend bien compte que « le passage à l’acte est toujours en dessous du déclaratif » et que cela risque de prendre « un à deux ans, voire plus, pour se concrétiser », dans la mesure où 94 % des personnes conservent toujours le compte bancaire qu’elles détenaient auparavant dans une agence classique.

L’autre point positif qu’il est possible de noter réside dans le fait que les clients des banques en ligne n’hésitent pas, au fil du temps, à souscrire des produits toujours plus nombreux, 20 % d’entre eux faisant même appel, généralement au bout de cinq ans, aux services d’une seconde enseigne dématérialisée, ouvrant donc un avenir plutôt prometteur à l’ensemble de celles-ci.

Ces souscriptions multiples sont d’autant plus vraies auprès de banques en ligne, 91 % de leurs usagers détenant, par exemple, un livret d’épargne en complément contre 85 % tous ménages confondus, l’assurance vie suivant ce même mouvement avec 52 % contre 42 %, l’investissement boursier faisant apparaître une différence encore plus importante avec 41 % contre 19 %, l’accès aux marchés financiers se trouvant grandement simplifié sur ces plates-formes de trading extrêmement performantes.

Ce sont d’ailleurs les performances affichées par les produits d’épargne qui ont attiré les clients vers les banques en ligne, pour 66 % d’entre eux, juste devant les tarifs avantageux également pratiqués, pour 62 %, et la plus grande autonomie procurée, pour 54 % ; des usagers eux-mêmes plutôt jeunes et parisiens, près du tiers d’entre eux ayant entre 25 et 34 ans, diplômés, la même proportion bénéficiant au minimum une licence, et propriétaires de leur logement, pour près des trois quarts d’entre eux.

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